Le analisi e le indicazioni della segreteria nazionale dell’NPA sulla mobilitazione in Francia, condotta dagli studenti che di nuovo hanno costretto i sindacati a indire scioperi. Si intravede, nella ricostruzione della mobilitazione e nelle indicazioni per il proseguo della lotta, come agisce un partito rivoluzionario. La JC è stato il motore della mobilitazione e della sua generalizzazione indicendo le prime assemblee studentesche in tutta la Francia e chiedendo incontri con le sezioni sindacali locali dei lavoratori per indire insieme scioperi e manifestazioni per il 9 marzo._3097763-1.jpgStrasburgo

Come ha visto la disponibilità alla lotta, ha favorito e praticato l’autorganizzazione degli studenti. Verso lo sciopero generale e le occupazioni? Questa settimana sarà decisiva.

Una breccia si è aperta: è possibile il ritiro della legge El Khomri…
Par le secrétariat du NPA

besancon_20160309_143606.jpgDigione
1° L’appel à la mobilisation de la jeunesse et des organisations syndicales locales pour le 9 mars a bousculé l’agenda de passivité que voulaient imposer les bureaucraties syndicales face au projet de loi El Khomri. La pétition signée massivement par plus de 1 million de personnes et qui peut encore très largement augmenter, L’appel à la mobilisation du 9 mars issus des réseaux sociaux puis relayé par les organisations de jeunesse a ouvert une brèche dans la situation politique. Le succès des mobilisations de la journée, massives dans tout le pays (450’000 manifestants), notamment dans la jeunesse scolarisée, mais aussi dans une frange significative des salariés, bien au-delà des équipes militantes, ouvre la possibilité d’un mouvement d’ensemble, 10 ans après le CPE (Contrat de première embauche). L’irruption de la jeunesse sur la scène politique et la multiplication des oppositions ouvrières et populaires a mis le projet de loi au centre des discussions dans tout le pays : avec ce début de mobilisation, c’est la possibilité d’imposer le retrait de la loi Travail de mettre un coup d’arrêt à l’offensive gouvernementale qui se profile.7-3ebe4.jpgPoitiers
2° Les enjeux du mot d’ordre de retrait du projet de lo
Pourquoi le retrait? Même si l’opposition à la loi grandit de jour en jour, il reste tout un travail d’information et d’explication à effectuer. Face à la contestation, le gouvernement et une partie des bureaucraties syndicale veulent orienter la discussion sur des amendements au projet de loi, attirant l’attention sur certains aspects secondaires. Mais nous devons expliquer que le cœur de la loi, c’est la possibilité de déroger au Code du Travail et aux conventions de branche dans un sens défavorable par le biais d’accords d’entreprises. C’est tout simplement vider le Code du Travail de sa substance en sapant le cadre d’égalité entre salariés sur le plan national.20160309_113421.jpgBlois
3° Dénoncer l’ensemble de la politique du gouvernement.
Cette mobilisation cristallise le rejet de la politique du gouvernement Valls (premier ministre) et Macron (économie), de toute la politique réactionnaire menée par le gouvernement depuis 2012.: loi Macron, blocage de l’accueil des réfugiés, COP21, NDDL (Notre-Dame-des-Landes), état d’urgence….
La loi El Khomri devient le catalyseur de tout le rejet qu’entraîne la politique d’austérité, liberticide de Hollande. Dans les discussions sur le projet de loi, on sent que dans une partie de la jeunesse et du monde du travail c’est toute une politique anti-ouvrière, pro-patronale, liberticide etc. qui est rejetée. Un état d’esprit de remise en cause plus globale de la politique du gouvernement et même de la société actuelle qui était présent de manière souterraine dans toute une série de luttes. Notre rôle, est d’aider le mouvement à s’organiser autour de l’exigence de rejet de la loi, se développer, bloquer les manœuvres de division. Il nous faut aussi accompagner la politisation de la jeunesse mais aussi les évolutions qui s’opèrent dans les milieux militants et parmi bien des salariEs, donner une expression à ce rejet plus général, en part de l’expérience vécue des mille petites et grandes vexations et atteinte à notre dignité. Derrière la dénonciation de cette loi, c’est toute la société capitaliste en crise avec son cortège d’horreurs que nous pouvons dénoncer, c’est l’aspiration à une autre société fondée qu’il faut exprimer. En clair : combiner dénonciation de la loi et dénonciation du gouvernement et de cette société capitaliste

.dsc_0469_0.jpgBordeaux
4° Combiner mots d’ordre du retrait et revendications propres
Pour mettre en mouvement les différents secteurs de notre classe sociale, mettre en avant le mot d’ordre de retrait, même agrémenté d’une dénonciation d’ensemble, ne sera pas suffisant : les mots d’ordre propres à chaque secteur seront déterminants. En 2010, les secteurs en grève reconductible majoritaires étaient ceux qui se battaient aussi sur leurs propres objectifs. C’est l’idée que c’est le moment de régler nos comptes, qu’il faut profiter de l’occasion pour faire reculer les patrons, pour s’attaquer à leur toute-puissance. Le succès de la grève du 9 mars chez les cheminots contre la remise en cause du RH 077 (leur «code du travail»: Règlement SNCF du travail), avec des chiffres de grévistes très importants (plus qu’en 2014) et la perspective d’une grève reconductible à partir du 31 mars qui commence à être popularisée par les équipes militantes est un des éléments importants de la situation. Dans cet objectif la question des caisses de grèves est une question qu’il faut commencer à poser dans les syndicats et cadre unitaire.
5° Pour une politique indépendante des bureaucraties syndicalesimage_4.png
Nous faisons face à deux politiques différentes des bureaucraties. L’une (derrière la CFDT, l’UNSA etc.) consiste à défendre ouvertement une politique d’amendement de la loi. Et l’autre aile de la bureaucratie, qui a été obligée à donner cours au mot d’ordre de retrait du projet et d’une journée de grèves et des mobilisations pour le 31 mars mais qui essaie d’empêcher une mobilisation décisive contre le gouvernement dont la tactique consiste à chercher à empêcher toute dynamique de grève de masse. La tactique d’empêcher de manifester toutes et tous au même endroit à la même heure.
C’est la tentative qu’a faite la CGT (avec d’autres) le 9 à Paris, même si elle n’y est pas arrivée forcément sur tout le territoire (pas mal de villes où manifs communes étudiants-salariés). En effet, alors même que la proposition de 14 heures à République avait été faite par l’inter orga jeunes quelques jours plus tôt, l’intersyndicale a appelé à rejoindre la mobilisation des jeunes mais à 12h30 au siège du Medef. La meilleure manière de mettre en échec ces stratégies de démobilisation à cette étape, c’est d’accélérer la mobilisation des secteurs les plus avancés, en particulier dans la jeunesse, de continuer de se prononcer au niveau syndical, de se coordonner et de persévérer pour défendre une nouvelle journée d’ensemble de grève et de manifestations dès la semaine prochaine, en réalité le jeudi 17, la date qui est d’ores et déjà annoncée par l’UNEF et les AG des facs.
6° Le rôle de la jeunesse. La faiblesse relative des bureaucraties et la force relative des révolutionnaires nous donnent des possibilités pour mener une politique offensive dans la jeunesse. C’est d’ailleurs à l’initiative du secteur jeune du NPA que la première réunion unitaire des organisations de jeunesse au niveau national (qui a débouché sur l’appel au 9) a eu lieu.
Maintenant que le 9 est réussi et que les premières grosses AG de facs ont eu lieu, la prochaine étape consiste à donner des perspectives pour la semaine prochaine, pour une nouvelle journée de grève et de manifestations le 17 mars, en faisant adopter des appels en ce sens en AG. Il faut faire en sorte de faire élire des comités de mobilisation, partout, et réussir des AG d’ici le 17 et le 17, avec la perspective d’avoir une première réunion de coordination nationale des facs en lutte le week-end qui suit le 17.
Là où nous sommes implantés ou où nous avons des contacts, la mobilisation lycéenne est possible, même si globalement les lycées viendront en deuxième en termes de priorité militante de notre point de vue : une fois en grève, les étudiants auront plus de possibilité d’entraîner les lycées. La question de la grève étudiante est désormais centrale. A partir du moment où les premières universités se mettraient en grève, la situation peut basculer. La question du blocage, ou plutôt des piquets de grève : le blocage sera très probablement indispensable, mais il ne peut se substituer à la conviction de pourquoi faire grève, à la conviction de la grève active. Ce sont les jeunes et ses organisations qui pourront imposer une accélération des rythmes et contribuer à poser le problème de la grève reconductible.
7° Le lien entre jeunesse et les salariés
C’est en effet la question des rythmes qui va même pour tout de suite être déterminante. Le 22 (dans la fonction publique) et le 31 (interprofessionnel) sont beaucoup trop éloignés, dans les entreprises surtout si on ne s’organise pas, on ne se coordonne pas. La date du 22, si elle est maintenue, relève d’un mécano syndical qui n’avait pas pour objectif c’est certain de s’inscrire dans un plan d’action pour gagner sur la question des salaires. Elle pourrait apparaître comme en opposition à la date du 31. Mais le contexte créé autour de la date du 9 et avec désormais celle du 17, peut en faire un point d’appui pour préparer le 31 en élargissant les revendications à l’ensemble du monde du travail et en mettant en place des AGs qui servent à regrouper ceux et celles qui voudraient en découdre. Il est probable que cette date soit reléguée à un second plan avec la présentation du projet de loi du travail devant le conseil des ministres le 24 mars. Quoi qu’il en soit il faut tabler sur une montée en puissance sur le mois de mars. Nous devons formuler une politique pour les secteurs d’avant-garde, pour s’organiser, se centraliser, se mettre d’accord sur des actions avant tout la jeunesse, et que ces secteurs s’adressent petit à petit aux autres pour leur proposer des dates de mobilisation de plus en plus rapprochées afin de poser la question de la reconductible et d’un mouvement d’ensemble de manière concrète. Nous devons être disponibles pour la reconduction, en défendre la nécessité et saisir l’occasion de reconduire dès que possible. Nous devons susciter les prises de contacts interprofessionnelles et surtout étudiants-salariés dès le lendemain du 9 mars : des formes d’actions communes sont possibles dès cette date, avec non seulement les manifs communes mais des appels à la grève en commun. La participation des secteurs salariés d’avant-garde en grève aux AG étudiantes, des appels communs à la grève des salariés mobilisés et des étudiants peuvent avoir un effet d’encouragement. Pour les équipes syndicales les plus avancées ou celles qui étaient faiblement mobilisées le 9, il faut se saisir de la date du 17 mars pour tisser des liens avec les étudiants et les lycéens et avancer vers la construction d ‘un mouvement interprofessionnel. (10 mars 2016)

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